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vendredi 13 mai 2016

La conférence des parties ( COP 22)


La conférence des parties ( COP 22)

Élabore par El Hamdouchi Youssef
http://elhamdouchi.blogspot.com/

 

Après la 21e conférence des parties (COP 21) qui a été présidé et accueilli en France du 30 novembre au 12 décembre 2015, sous l’auspice des Nations unies, se tiendra la COP 22 au Maroc et plus précisément à la ville de Marrakech, du 07 au 18 novembre 2016. 

 En effet, la 22e conférence des parties de Marrakech se déroulera juste après cet accord de paris, jugé d’historique par les différents États participant à cet évènement, car il constitue le premier accord international sur le climat conclut par 195 pays et applicable à tous. Il consiste aussi à réduire les émissions de gaz à effet de serre en-dessous de 2°C, et essayer d’atteindre d’ici 2100, 1,5°C. Selon la ministre de l’environnement, Mme Hakima El Haite, la COP 22 aura pour mission " l'innovation en matière d'adaptation et d'atténuation aux effets du changement climatique", et sera aussi "l'occasion de développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris-Lima puis Paris-Marrakech". 

 A noter que l’accord de Paris de la COP 21, est officiellement signé le 22 avril 2016, lors d’une cérémonie organisée au siège des Nations unies à New York par 177 pays. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon a qualifié ce moment d’historique puisque jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signé un accord international en une seule journée. Toutefois, Les pays auront un an pour signer l’accord. Monsieur Ban Ki-Moon n’a pas manqué l’occasion pour inciter l’ensemble des pays à ratifier l’accord le plus tôt possible afin qu’il soit entrée en vigueur.

 Sources:

http://www.huffpostmaghreb.com/2015/12/02/maroc-cop22-climat_n_8699600.html
http://www.cop21.gouv.fr/les-mots-de-laccord/
http://www.cop21.gouv.fr/un-record-plus-de-160-pays-attendus-a-new-york-le-22-avril-pour-signer-laccord-de-paris/

jeudi 12 mai 2016

L’éthique relativiste culturelle des entreprises



L’éthique relativiste culturelle des entreprises.
Élaboré par Youssef EL Hamdouchi   
elhamdouchi.blogspot.com/

On a tous certainement entendu parler, ou au moins, ceux et celles qui s’intéressent aux questions  environnementales et ses problématiques, des scandales touchant les pratiques des multinationales et les entreprises qui traitent avec des partenaires étrangers,  en matière de la RSE. En effet, ces entreprises ont été souvent taxées d’hypocrisie, car souvent, leur politique éthique a été défini en fonction de l’éthique et les lois des pays d’accueil (hôte) et non pas en fonction de leur propre éthique, c’est-à-dire que les filiales de ces multinationales ou les partenaires implantés à l’étranger sont soumis seulement aux lois mises en place par les pays d’accueil, même si, ces dispositifs saccagent parfois l’environnement et, bafouent tous les droits que normalement ces multinationales sont tenues défendre ou supposer défendre, et ceci d’après leurs revendications et leurs campagnes de communication qui ne cessent de nous embobiner à chaque fois que l’occasion se présente.
Plusieurs compagnies de renommées ont été pointées du doigt pour avoir atteint aux droits des humains, l’exemple de Nike qui a fermé ses yeux sur le travail des enfants et le travail forcé chez ses sous-traitent (lapresse.ca)[1], des entreprises du CAC 40, comme Total pour avoir détruit des fermes et des cultures en Ouganda, lors d’une prospection pétrolière, Sanofi pour avoir effectuer des essais cliniques sur des patients indiens, non conforme au standard international, et aurait provoqué la mort de plusieurs dizaines d’entre eux (bastamag.net )[2].
Ce qui nous laisse penser que, certaines entreprises agissent au gré d’une éthique à géométrie variable, qui dépend principalement de l’environnement et du milieu dont elles évoluent. En effet, la politique d’éthique défendu par exemple par Sanofi et total en France n’est pas celle défendue en Inde et Ouganda, ces entreprises nous donnent l’impression qu’elles adoptent la même politique d’éthique, qu’elles sont sur la même ligne partout, et qu’elles continuent toujours à se soucier de leur environnement, mais en réalité, leurs engagements en matière de la responsabilité sociale et environnementale sont mis en cause, l’étude publiée par « European Coalition for Corporate Justice » - une coalition qui regroupe plusieurs ONG de renommée comme Greenpeace et Amnesty- qui repose sur des articles et des rapports réalisés sur une durée de huit ans, nous confirme ce constat. Mais il est important de signaler que ces allégations ont été niées par ces entreprises, ce qui nous emmène à leur accorder le bénéfice du doute jusqu'à preuve du contraire.
Par ailleurs, il existe des multinationales qui ont reconnu les faits qui leur sont reprochés et, qu’ils n’ont trouvé aucune gène de les reconnaitre, au contraire, elles sont allées même à les justifier et les défendre, par le fait qu’elles ne vont pas aller à imposer leur conception du bien et du mal au pays hôte, car cela peut être perçu comme une forme d’impérialisme culturel et moral. Ce qui est à mon sens une esquive maligne et pragmatique qui explique la réalité des choses et, de ce qui se passent généralement dans les pays hôtes. Sauf que cette excuse a été considérer selon freeman et gilbert (1988) - dans le livre l’éthique de l’entrepris, élaborer par Michel Dion- comme l’un des pièges d’éthique relativiste, qu’ils ont nommé « le relativisme culturel », car selon eux, l’idée de défendre un code moral d’une société alors que celui-ci bafoue et viol les droits les plus fondamentaux de l’être humain, soulèvent beaucoup de questions où il est difficile à quiconque de trouver de réponse et surtout de les admettre.
De ce fait,  rien ne nous empêche de dire, qu’il existe bel et bien des entreprises qui utilisent leur engagement sociétal, comme une ruse et une étiquette pour se prévaloir d’une image positive auprès de l’opinion publique, ce qui est inadmissible, et rien n’empêche une entreprise de se vanter de son engagement responsable vis-à-vis de sa société pour se prévaloir d’une image verte au moment ou elle est sincère avec ses clients et respecte son environnement, mais il est inconcevable d’appréhender et de comprendre qu’on puisse être, à la fois, responsable et irresponsable envers son environnement, soit on l’est, soit on ne l’est pas, peu importe le pays d’implantation, les citoyens, et les lois en vigueur, ça ne doit pas changer grand-chose dans notre comportement. 
Cette attitude relativiste du type culturelle arrive souvent et malheureusement à avoir un cadre et une couverture légale auprès des institutions et des autorités du pays d’accueil (hôte), et les causes sont nombreuses, on peut citer la culture, la corruption, la pauvreté, et l’influence économique et politique des multinationales comme cause principale. Mais heureusement, elles sont et, elles seront souvent pénalisées médiatiquement, par les détracteurs de ces pratiques et surtout par notre comportement (le boycott).

Sources :

- www.affaires.lapresse.ca/economie/fabrication/201107/13/01-4417606-nike-encore-- critiquee-pour-ses-conditions-de-travail-a-letranger.php
- www.bastamag.net/Les-deux-tiers-des-entreprises-du



- Article : Nike encore critiquée pour ses conditions de travail à l'étranger, Agence France-Presse Sukabumi ; Publié le 13 juillet 2011

- Article : Les deux tiers des entreprises du CAC 40 mises en cause dans des atteintes aux droits humains, par Ivan du Roy, réaliser le 23 octobre 2014.

- Livre : L'éthique de l'entreprise, Par Michel Dion, consulté le 11/01/2016

mercredi 11 mai 2016

Plutôt une mobilité en interne ou un casting de recrutement en externe ?

Article élaboré par El Hamdouchi Youssef
http://elhamdouchi.blogspot.com/

Beaucoup de responsable de Ressource Humaine redoutent la phase du recrutement en externe, car elle représente une étape très délicate qui peut être très couteuse surtout lorsqu’il s’agit de recruter un profil pointu ou de responsabilité. En effet, l’enjeu est d’une importance majeure, au point que certains responsables RH vont aller même faire appel à un cabinet de recrutement externe de peur de faire un mauvais choix, surtout lorsque cette entreprise n’a pas de temps à perdre et qu’elle n’est pas en mesure de prendre en charge les conséquences d’un mauvais casting. Néanmoins, les responsables RH sont toujours exposés à ce risque car la décision finale de recruter ou pas leur revient, et qu’il n’y a pas d’autre option ou issue que d’assumer les conséquences d’un recrutement raté ou réussit devant la direction, c’est leur job et c’est pour quoi ils sont payés. Toutefois, il est important de préciser que le recours à un cabinet n’exclut pas la probabilité que le recrutement peut échouer par la suite, car les cabinets ne font que réduire la probabilité de l’échec.

Face à cet enjeu, certains responsables RH et surtout ceux des grandes entreprises se trouvent obliger à effectuer eux-même et en permanence une veille stratégique par rapport aux profils qui existent sur le marché et par rapport au besoin futur de l’entreprise, surtout lorsque celle-ci est dans une stratégie agressive qui vise à avoir et à conquérir les meilleurs candidats du marché « la quête des meilleurs », le cas des entreprises nord-américaines comme Facebook et Google, leurs responsables RH par exemple ont toujours un œil permanent sur les compétences qui existent sur le marché, et surtout chez leurs concurrents, ils sont même disposés et prêts à chasser personnellement certains profils et, à leur faire des propositions alléchantes alors qu’ils sont déjà en fonction. « On ne les attend pas jusqu'à ce qu’ils viennent on va plutôt les cherchés ».

En général, il est toujours utile de préciser qu’une entreprise qui arrive à réussir ses recrutements en externe arrivera surement à se distinguer par rapport à ses concurrents surtout lorsqu’elle gagnera en matière de :

  • Communication avec son environnement, montrer ainsi qu’elle recrute des nouveaux profils et suit l’évolution de son marché.
  •  rajeunissement de son effectif ainsi que d’apporter un nouveau sang à l’entreprise.
  •  développement de compétence et de technologies.
  •  stimulation de la compétitivité chez les anciens salariés.

Sauf que cette démarche n’est pas exclue d’inconvénient, qui peut couter très cher à l’entreprise, car en cas d’un recrutement raté l’entreprise risque par exemple une baisse de productivité suite à des produits défectueux, des absences régulières, des problèmes récurrents avec les collègues, la perte de clients importants et, d’autres problèmes qui peuvent même mettre en péril l’ensemble de l’activité si cela n’est pas traduit directement par un licenciement, ou un arrangement entre les deux parties

Par ailleurs, Le recours au recrutement en interne est une solution parmi les solutions qui s’offrent aux recruteurs, car rien n’empêche un responsable de recrutement de revoir ses cartes et de regarder les profils internes en sa possession et, si éventuellement un candidat peut remplir les exigences d’un poste. Effectivement, cette décision n’est pas anodine et elle prend toutes les dimensions d’une décision stratégique, elle peut être souvent la meilleure solution à entreprendre et la plus réaliste entre toute autre décision, au regard de la situation financière de l’entreprise, sa culture, son environnement, son capital humains ainsi que d’autres facteurs qu’il faut prendre en considération afin de ne pas nuire à l’entreprise.

 Il s’avère qu’une entreprise qui réussit son recrutement en interne économise et gagne énormément de temps et d’argent, car les entretiens à faire passer sont très limités, l’intégration du candidat au sein du groupe se fait facilement et, l’adaptation avec le poste en question se fait en si peu de temps. Sans oublier aussi les économies réalisées sur le cout financier dédier à cette opération. Il faut noté aussi que le recrutement en interne peut être perçu comme une promotion ou une valorisation d’un salarié méritant, ce qui peut stimuler d’autres salariés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Selon une étude publié au journal les échos[1], réalisé  par Mr. Matthew Bidwell sur 5000 employés d’une banque américaine, il conclut que les employés qui ont bénéficié d’une mobilité en interne sont plus performant que ceux qui sont recrutés en externe, et que l’écart ne se serre qu’après une moyenne de deux ans, car Ils doivent selon l’étude, se familiariser avec le fonctionnement de leur nouvelle entreprise, et également acquérir des connaissances propres à cette entreprise.

En résumé, et selon la même source une entreprise qui privilégie le recrutement extérieur par rapport à la mobilité interne finit souvent par " payer plus pour en avoir moins. Elle risque également de démotiver les employés ambitieux, qui cherchent à évoluer. À moins de vouloir accéder à des compétences qui ne sont pas disponibles en interne, Néanmoins, cette démarche nécessite du responsable RH une objectivité sérieuse et absolue afin d’éviter ce qu’on redoute le plus, la perte du temps et de l’argent qui implique évidemment une baisse de productivité et de compétitivité.





[1] Une entreprise doit-elle privilégier le recrutement externe ou la mobilité interne ?  Article publier le 06/03/2014 ; par Jérôme Barthélemy,


 

 


Les acteurs économiques qui peuvent agir sur le comportement RSE des entreprises.


Elaboré par El Hamdouchi Youssef
http://elhamdouchi.blogspot.com/

La légitimité institutionnelle des entreprises a été fondé sur sa capacité à satisfaire les besoins et le bien-être des travailleurs en leur fournissant un salaire contre un travail et des avantages sociaux qui leur permettent d’acquérir les biens et les services des entreprises, ainsi qu’une intégration sociale au sein de la société.

Désormais les besoins des individus ont évolué et ils ont pris d’autres mesures que celles d’avant, leurs achats ne s’arrêtent plus comme avant à acheter les biens et services des entreprises pour pallier  leur besoins matériels, mais encore ils intègrent d’autres paramètres comme la qualité de vie, la qualité des produits, l’image de l’entreprise, la contribution de l’entreprise au bien être des individus et de la société ainsi que la protection de l’environnement.

Une pression croissante sur les entreprises :

Face à la montée de la mondialisation, libéralisation des marchés, et l’acharnement des entreprises notamment les multinationales derrière le profit, plusieurs mouvements d’activistes ont apparu afin d’atténuer cette tendance néfaste au bien-être des individus et leurs environnements, ces mouvements ont connu l’enchantement et l’encouragement de la part de l’opinion publique, d’ailleurs même les politiciens les ont rejoints dans leur mobilisations, ce qui leurs a donné une forte légitimité.

Les médias et la société civile

L’opinion publique dépend principalement des médias et de la société civile, qui grâce à eux et à leurs enquêtes, investigations, et mobilisations, il est averti de ce qui se passe autour de lui. Effectivement, le rôle que jouent les médias et la société civile ici est déterminant pour l’opinion publique, car si le rôle n’est pas bien rempli, pour une raison ou une autre, il serait difficile à tout individu de formuler une opinion solide ou un jugement sur ce qui le touche ou ce qu’il constate, plus encore, il serait difficile pour lui de se mobiliser autour des questions et des problèmes qu'il vit dans sa vie de tous les jours, car il pourrait penser que son problème ne concerne que lui, ou qu’une poignée de personnes, il ne saura pas l’ampleur ni le nombre de personnes qui sont dans la même situation que lui et qui souhaitent agir. Donc on peut penser que les médias et la société civile sont le meilleur moyen pour la mobilisation et la sensibilisation de l’opinion publique.

De ce fait, plusieurs supports de presse et ouvrages se sont alors penchés à traiter des thématiques qui concernent la responsabilité et l’implication des entreprises dans la vie sociale, sociétale et environnementale, ainsi que le développement durable, car ils sont conscients désormais, de l’intérêt que portent les gens à ces sujets, et que les entreprises vont jouer le jeu et obtempérer à la pression publique afin de préserver leur image qui constitue pour eux le talon d’Achille.

Les actionnaires activistes dans la société civile:

Ils peuvent jouer un rôle déterminant dans les orientations stratégiques d’investissements des entreprises, par le biais du  conseils d’administration qu’ils nomment, car celui-ci, fixent les orientations de l’entreprise et choisit le directeur général. Une occasion pour ces actionnaires pour interpeller les dirigeants sur les actions de l’entreprise en matière de la responsabilité sociale, sociétale et environnementale.
Les actionnaires peuvent exiger par exemple à ce que leur entreprise commande une notation approfondie de leurs pratiques ESG (Environnement, Sociale, Gouvernance) auprès de certaines agences de notation afin de connaître par exemple leur situation en matière de la RSE.

Les agences de notations  RSE :

Ce sont des agences qui évaluent les entreprises selon des notations extra-financières, c'est-à-dire, elles ne vont pas seulement se baser sur les performances économiques des sociétés mais aussi sur leurs comportements vis-à-vis de l’environnement, les valeurs sociales au sein de l’entreprise, de leurs engagements sociétaux et leurs gouvernances. Ils vont analyser chaque domaine d’activité selon leurs critères d’évaluation afin de donner une note finale à l’entreprise, ces domaines peuvent concerner par exemple : le service de l’entreprise attribué au client, conditions de travail au sein de l’entreprise, la communication interne et externe, la parité entre les femmes et les hommes etc... 
Il existe aujourd’hui plusieurs agences de notation extra-financière au niveau international comme :
l’agence française Vigeo dirigée par Madame Nicole Notat et qui est présente aussi sur le territoire Marocain et, plus précisément sur la ville de Casablanca, évalue tout type d'entreprise, publiques et privées, elle est la première à créer le premier indice boursier européen en matière du développement durable, sachant que jusqu'à aujourd’hui il n’existe pas encore de référentiel normalisé sur le développement durable.   
Par ailleurs, il faut savoir que chaque agence développe ses propres critères d’évaluation pour donner une notation à une entreprise, une manière pour se différencier et se positionner sur le marché, mais en réalité ces agences traitent plusieurs domaines communs  liés à l’environnement, la gouvernance, les ressources humaines, les relations avec les clients, les fournisseurs et les sous-traitants, les organismes publics… il faut signaler aussi que ces agences de notation essayent de travailler dans un cadre déontologique commun, c'est-à-dire, elles ne vont pas évaluer les entreprises qui sont dans des secteurs d’activité tels que le tabac, l’alcool, le jeu, la prostitution, l’armement, et qui aussi participe au travail des enfants et, au travail dans des conditions inhumaines etc.[1]

Le personnel :

Le personnel constitue la force motrice de l’entreprise et le facteur clé de son succès, il prend toute sa dimension dans la RSE, puisqu’il fait partie aussi des sujets importants au sein de l’entreprise à côté des clients et les fournisseurs. En effet, les responsables RH ont pris conscience de l’enjeu de cet acteur au sein et à l’extérieur de l’entreprise,  qui est à la fois représentant et ambassadeur, à travers lui on peut obtenir beaucoup d’indice sur la situation de l’entreprise au niveau du climat social par exemple, la situation financière, la motivation au sein de l’entreprise, le sérieux et l’engagement du personnel, le professionnalisme, la qualité du produit et du service etc.

Aujourd’hui, le personnel peut lui aussi nuire à l’image de sa propre société à travers son comportement et ses attitudes, car la frontière entre vie privée et vie professionnelle chez certains personnels peut s’estomper une fois la démotivation est présente ou bien  le rapport de confiance avec l’entreprise est perdu, l’image de l’entreprise peut se détériorer auprès de ses partenaires (parties prenantes), plus encore, ça peut infecter d’autres collaborateurs.
Par ailleurs, les entreprises redoutent aussi le personnel qui affiche trop sa vie et avis personnels dans les réseaux sociaux, de peur de porter atteinte à leurs réputations et l’image qu’elles souhaitent véhiculer, surtout lorsqu’il met en avant son appartenance à l’entreprise.

De ce fait, les dirigeants des entreprises doivent être conscients de l’importance de ce facteur humain, qui peut faire vraiment mal à l’entreprise s’il est pris à la légère, car l’enjeu et de taille et la moindre erreur de nos jours ne pardonne pas. La responsabilisation du personnel s’impose alors, et des mesures de sensibilisation, d’encadrement doivent être entreprise afin d’éviter les casses tète. «Mieux vaut prévenir que guérir ».

Les clients :

Sont les principaux ambassadeurs de chaque entreprise, et l’indice de succès et de performance. On ne peut pas imaginer une entreprise sans clients, comme on ne peut pas imaginer un corps sans âme, de ce point de vue-là,  le traitement avec le client doit être bien défini autour d’une relation privilégiée basée sur la confiance, l’échange et le respect réciproque, c'est une équation assez complexe à réaliser puisque ses paramètres peuvent des fois prendre des mesures disproportionnées, qui deviennent très difficiles à contrôler. 

Aujourd’hui, les clients sont de plus en plus aux courants et informés. Ils mettent en avant les entreprises qui respectent leur intelligence, leur santé, leur environnement, et qui honorent leur engagement. Plusieurs études ont été réalisées dans ce sens afin de mesurer la disposition des consommateurs à payer plus cher s’ils s’avèrent que, les produits qu’ils vont acheter sont sains et respectent l’environnement, et que l’entreprise est citoyenne et engagée.  Ces études montrent qu’un bon nombre de consommateurs sont prêts même à boycotter les entreprises non éthiques, et à encourager celles qu’elles le sont, même s'il faut payer un peu plus cher les produits qu’ils consomment, « selon une étude du Credoc 1999».

Les entreprises sont désormais plus que jamais conscientes de l’ampleur de ces mouvements de consommateurs soucieux de leur bien-être et conscient du pouvoir qu’ils détiennent à travers le boycott. En effet, les entreprises n’ont plus le choix qu’à suivre ce courant et faire leurs parts du chemin pour subsister et éviter d’être dépassées par les évènements et la concurrence.  

Les fournisseurs

Plusieurs fournisseurs sont amenés aujourd’hui à revoir leurs méthodes et pratiques de production, en raison des pressions mises en place par leurs clients (entreprises), car ces mêmes clients (entreprises) subissent eux-mêmes les mêmes pressions de la part de leurs clients (consommateurs).
En effet, la relation entre ces trois sujets est devenue Interdépendante et intimement liée dans la plupart des cas, en raison de la montée de la conscience chez les consommateurs, qui sont  aujourd’hui mobilisés, encadrés et nourris par l’engagement de la société civile.

les fournisseurs sont plus que jamais appelés à être vigilant vis-à-vis de leur réputation car leurs clients sont bien disposés à donner des sommes d'argent important pour engager des associations à  enquêter et même investiguer sur leur chaine de production, de conditionnement, de commercialisation et, d’achat afin de se protéger contre certaines pratiques qui nuisent à leur bien-être et surtout pour décourager tout ceux qui croient qu'ils peuvent abuser de la confiance et de la crédulité de certains gens.



                                                                                                            


[1] http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Articles/Notation-extra-financiere